Belkacem Moulay, Commissaire du Festival

À chaque édition du Festival National de la Littérature et du Cinéma de la Femme de Saïda, nous redécouvrons que les histoires ne se racontent pas uniquement par les mots ou par l’image, mais qu’elles se tissent dans la rencontre des sensibilités et le croisement des expériences humaines.

Pour cette neuvième édition, nous franchissons une nouvelle étape vers un horizon plus vaste en ouvrant Saïda à des voix venues d’ailleurs, avec la participation, pour la première fois, de trois pays : la Tunisie, la Palestine et l’Espagne. Cette diversité n’est pas une simple présence géographique, mais l’expression d’une conviction profonde : la création est une langue universelle qui transcende les frontières et révèle ce que nous partageons de plus essentiel.

Nous avons conçu, pour cette édition, un programme littéraire et cinématographique riche et ambitieux, où se rencontrent l’émotion du regard et la profondeur de l’écriture. À travers les compétitions de longs métrages et de courts métrages, ainsi que le concours de l’écriture romanesque dédié aux femmes, nous offrons un espace d’expression à des voix singulières, porteuses de visions nouvelles. Les jurys, soigneusement constitués, reflètent la diversité et l’exigence, afin de garantir une évaluation juste, fidèle à la qualité des œuvres et à l’esprit d’une compétition équitable.

À Saïda, nous ne célébrons pas uniquement des œuvres, mais les êtres humains qui les façonnent : la femme écrivaine qui transforme l’intime en récit universel, la cinéaste qui éclaire l’ombre par l’image. La littérature et le cinéma sont bien plus que des formes d’expression ; ils sont des actes de mémoire, des gestes de résistance contre l’oubli, des ponts entre les cultures, capables de réinventer le monde avec plus de sensibilité et de conscience.

Nous sommes convaincus que cette édition marquera un moment fort, affirmant la place du festival comme un espace de dialogue, de création et de partage. Bienvenue à Saïda… là où les histoires s’écrivent, se regardent, et demeurent.

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