COMMUNIQUE DE PRESSE
Festival national de la littérature et du cinéma de la femme Saïda
9e édition du 2 au 6 mai 2026 – Saïda – Algérie
Pour sa neuvième édition, le Festival National Littérature & Cinéma de la Femme de Saïda met à l’honneur la création contemporaine féminine à travers un double programme : l’un aux cinéastes et l’autre aux écrivaines, avec un hommage aux artistes, écrivaines et réalisatrices de Palestine, de la Tunisie (pays invité) et de l’Espagne.
Une littérature des cultures des sud, engagée et solidaire
La programmation littéraire se veut à la fois cohérente, plurielle et profondément ancrée dans les réalités contemporaines. Il s’articule autour de la rencontre de sept écrivaines et poétesses issues de différents horizons linguistiques et culturels (arabophone, francophone et hispanophone) venues d’Algérie, de Palestine, de Tunisie et d’Espagne.
Les voix féminines engagées à l’honneur
C’est avec bonheur que nous accueillons Karima Mokhtari et Wassila Boussis, deux poétesses arabophones, ainsi que Tassadit Hariz et Manel Benchouk en écriture francophone. La scène internationale est représentée par l’écrivaine espagnole Ana Pellicer, la voix palestinienne Suzane El Kenz, ainsi que les écrivaines tunisiennes Wafa Ghorbel et Amira Ghenim.
Les thématiques choisies traduisent une volonté de mettre en lumière des écritures engagées et sensibles : de la poésie arabe contemporaine à l’exploration des liens familiaux, en passant par les récits marqués par la mémoire, l’exil, la résistance et les mutations sociales. Chaque rencontre est pensée comme un espace d’échange, de réflexion et de transmission, où les voix féminines se répondent et dialoguent au-delà des langues.
Un panel pour penser le monde aujourd’hui
Le programme s’achève par un grand panel littéraire bilingue réunissant l’ensemble des invitées, autour de la thématique : Écrire le monde aujourd’hui : voix féminines et récits contemporains , offrant ainsi une synthèse vivante des regards croisés.
À travers cette programmation, l’enjeu est de créer un espace de circulation des idées, où la littérature devient un pont entre les cultures et un vecteur puissant d’expression des voix féminines dans le monde d’aujourd’hui.
Une programmation du cinéma algérien contenporain
Deux compétitions — longs-métrages et courts-métrages — composent cette section dédiée aux nouvelles écritures du cinéma algérien.
Quatorze films, réalisés aussi bien par des hommes que par des femmes, dessinent un panorama vivant et contrasté d’un cinéma en pleine évolution. Entre récits intimes, explorations formelles et regards portés sur l’histoire, cette sélection témoigne de la vitalité et de la diversité des imaginaires cinématographiques algériens.
Soutien à la création algérienne
Le festival s’ouvre avec la fresque historique Ahmed Bey de Jamel Choorjeh, le film retrace le destin du dernier bey de Constantine, figure emblématique de la résistance à la conquête coloniale française au XIXᵉ siècle. Cette programmation est aussi l’occasion de découvrir une nouvelle génération de cinéastes qui renouvellent les formes et les regards du cinéma algérien, à l’image de Dania Boughenou (Les Tempêtes), Yanis Koussim (Roqia) ou Yacine Bouaziz (Poupiya), dont les œuvres proposent des approches singulières, audacieuses et innovantes.
La compétition de courts-métrages révèle également de jeunes réalisatrices prometteuses, sélectionnées pour la première fois à Saïda, et dont les films portent des regards sensibles, libres et singuliers sur le monde.
Les œuvres en compétition seront départagées par deux jurys composés de professionnels algériens reconnus, qui distingueront les films les plus marquants de cette sélection. Le jury long-métrage est composé de l’actrice Nadia Kaci (présidente du jury), de l’écrivaine Maïssa Bey et de Rahma Goubar, productrice et distributrice émérite.
Le jury court métrage comprend Feriel Gasmi Issiakhem, directrice artistique et scénographe, la scénariste Sara Berretima et le réalisateur Rachid Benallal (président du jury)
Création d’une aide à l’écriture – Bourse Zermani
Le Festival National Littérature & Cinéma de la Femme de Saïda poursuit son engagement en faveur des voix féminines émergentes en Algérie en lançant la Bourse Zermani, un soutien dédié à l’écriture de courts-métrages. Initiée par Sofiane Zermani, dit FIANSO, cette bourse a été pensée comme un espace de liberté et de création pour les jeunes autrices algériennes. Elle ambitionne de faire émerger de nouveaux regards, de nouvelles écritures et de nouvelles histoires portées par celles qui imaginent aujourd’hui le cinéma de demain.
En offrant un soutien financier aux lauréates, la Bourse Zermani leur permet de se consacrer pleinement à l’écriture de leur premier court-métrage. Un geste fort pour accompagner la naissance de récits singuliers et encourager l’éclosion de nouvelles voix dans le paysage cinématographique algérien. Sur 74 projets de scénarios de courts-métrages reçus, 5 projets ont été sélectionnés. Les candidates retenues sont invitées pour la durée du festival. Durant leur séjours, elles recevront une formation à travers différents ateliers par des professionnels du cinéma, ainsi que des master class.
Elle seront invitées à présenter leurs projets devant un jury composé de l’actrice Meriem Medjkane, Amina Emnia Artiste, plasticienne et vidéaste, et de l’actrice Mina Lachter
Adila Bendimerad : hommage à une talentueuse artiste algérienne
Figure majeure du cinéma algérien et à l’international, Adila Bendimerad est une actrice, réalisatrice et scénariste et productrice qui compte. Comme actrice elle incarne des rôles puissants et co-réalise des œuvres engagées, dont La Dernière Reine, fresque historique qui met en lumière les femmes et l’histoire algérienne. Le festival saisit cette occasion pour lui proposer une master class, au cours de laquelle elle partagera son parcours, son engagement artistique et son regard unique sur le cinéma contemporain, en compagnie de Feriel Gasmi Issiakhem, directrice des décors pour La dernière Reine.
Tunisie, pays invité
Pays ami de longue date, la Tunisie est mise à l’honneur cette année à travers une double programmation : un panorama de courts-métrages signés par la jeune génération de cinéastes, et un hommage à la réalisatrice, scénariste et productrice Moufida Tlatli, figure emblématique du cinéma tunisien et pionnière de la voix féminine à l’écran.
Avec Les Silences du Palais, son œuvre la plus célèbre, Moufida Tlati a offert au cinéma tunisien un regard puissant et sensible sur l’intime, la mémoire et les silences hérités de l’histoire. Son cinéma, empreint de poésie et de force politique, continue d’inspirer et de faire résonner les voix de celles qui filment aujourd’hui la Tunisie.
Une table ronde réunissant témoins et universitaires viendra prolonger cet hommage, offrant une réflexion sur son héritage et sur l’émancipation des femmes dans le cinéma tunisien, tout en établissant un pont entre la figure majeure qu’elle incarne et la nouvelle génération de réalisatrices.
Coup de projecteur sur L’Espagne
Le festival inaugure son nouveau programme Coup de Projecteur, qui met chaque année un pays à l’honneur. Pour cette édition, c’est l’Espagne qui s’invite à Saïda, avec la projection d’un film inédit en Algérie : Face au Vent de Meritxell Colell. Ce premier long-métrage de la réalisatrice espagnole explore un récit familial avec une sensibilité rare. Entre silences, mouvements de danse et paysages changeants, le film mêle austérité et tendresse pour révéler l’intimité et les émotions des personnages.
Soutien à la Palestine
La Palestine vit dans le cœur des citoyennes et citoyens du monde entier, et particulièrement dans celui des Algériens. Cette année, le festival propose deux rendez-vous exceptionnels qui plongent le public au cœur des histoires, des voix et des silences palestiniennes.
Palestine 36 d’Annemarie Jacir replonge dans le soulèvement palestinien de 1936 et en tire un récit tendu, où la grève des villes répond à la guérilla des campagnes. Un film de mémoire et de combat qui parle d’aujourd’hui autant que d’hier.
La sélection de courts-métrages Women from Ground Zero révèle le talent et la créativité d’une génération de réalisatrices à Gaza. À travers ces œuvres, chaque cadre devient un acte de résistance, chaque récit un cri de liberté, et chaque regard un témoignage vibrant de la vie dans cette région.
Ces projections exceptionnelles seront suivies de rencontres avec les réalisatrices (sous réserve des évènements politiques), offrant au public un dialogue privilégié et une plongée encore plus intime dans les histoires qui façonnent le cinéma palestinien aujourd’hui.
Création d’une Académie du Cinéma à Saïda
Pour sa neuvième édition, le Festival national de Saïda de la Littérature et du Cinéma de la Femme inaugure une nouvelle action de transmission du cinéma envers la jeunesse algérienne. Cette Académie du Cinéma est gratuite et s’adresse à celles et ceux qui désirent approfondir leurs connaissances du cinéma et de ses pratiques professionnelles.
Durant le festival, quatre rencontres professionnelles seront proposées et animées par des professionnelles du cinéma, sur chaque étape d’un projet de film, de l’écriture à la production.
Bienvenue au festival !
Ania Mezaguer – Curatrice des Voix Littéraires du Festival
Nadia Meflah – déléguée artistique cinéma du Festival
Belkacem Mouley – directeur du Festival






