Synopsis
Dans un monde utopique, les femmes atteintes de cancer sont accueillies dans un petit paradis rose.
Traitées comme des seigneuresses, ces dernières n’espèrent pas de rémission afin de continuer à̀ vivre ce rêve éveillé́ dont elles n’auraient pas pu profiter en pleine santé. La maladie vaut-elle mieux qu’un retour à̀ la réalité́ ? Cet établissement de rêve ne serait-il pas qu’une chimère leur permettant de faire face à̀ cette terrible calamité ?
Note d’intention
Le Petit Paradis Rose est un film profondément personnel, inspiré de mes rencontres avec des femmes atteintes de cancer. À travers Souhila, j’explore le parcours de la maladie — de son annonce à ses différentes issues — tout en rendant hommage à la force, à la dignité et à la résilience de celles qui la traversent. Bien que situé en Algérie, le film porte une dimension universelle : le cancer touche sans distinction de genre, de classe ou de territoire. Souhila devient ainsi une figure dans laquelle chacun peut se reconnaître.
Si le sujet est grave, son traitement se veut singulier. Le film mêle absurde, burlesque et poésie pour aborder la maladie avec légèreté, sans en nier la violence. Le rose, omniprésent, incarne cette dualité : entre douceur et douleur, espoir et fragilité. Il devient le refuge d’une féminité que Souhila tente de préserver. À travers des personnages forts et une présence narrative singulière — La Voix — le récit oscille entre réalité et imaginaire. Les « canges », figures oniriques, traduisent l’intériorité de Souhila et sa capacité à s’évader au-delà de la maladie. Ce film est avant tout une célébration de la vie. Il met en lumière les petites victoires, l’amour et la solidarité qui permettent de continuer à avancer. À travers lui, je souhaite affirmer que, même face à l’épreuve, l’espoir et la résilience demeurent essentiels.
Biographie
Professeure des écoles, diplômée en Histoire et en sciences de l’éducation, je développe un travail d’écriture au croisement de l’intime, de la mémoire et des héritages franco-algériens.
Mon premier roman, Patriarcales, marque le point de départ de mon passage vers l’écriture scénaristique. J’ai suivi une première formation au scénario chapeautée par Khaled Benaïssa avec le Studio XBM à Alger et c’est dans ce cadre qu’est né mon premier court-métrage, Le petit paradis rose, que je vous soumets aujourd’hui dans le cadre de ma candidature au programme d’accompagnement et de soutien financier aux projets de films en phase d’écriture du festival de Saïda.
En 2025, j’ai été sélectionnée parmi les 15 lauréat·e·s du concours national de courts- métrages Ooredoo du 5 juillet, consacré à la jeune création autour de la mémoire et de l’indépendance, et j’ai bénéficié d’une formation dirigée par Yahia Mouzahem, Saïd Mehdaoui et Sara Berretima.
J’ai également intégré le LAB DZ PRO à Tlemcen la même année, chapeauté par Lina Soualem, où j’ai été formée au son dans le cadre d’une réalisation collective.
Par ailleurs, je fais partie des lauréat·e·s de l’Arab-African Series Lab, formation certifiante en écriture sérielle menée en partenariat avec l’École Nouvelles Écritures (France), au sein de laquelle je développe actuellement ma première série.
Je poursuis donc aujourd’hui le développement de plusieurs projets d’écriture cinématographiques et sériels, au croisement de l’intime, de l’Histoire et des héritages culturels.






