Synopsis
L’histoire suit Zineb, une veuve âgée vivant dans la Casbah d’Alger. Derrière son image sociale stable et rassurante, le film explore son monde intérieur en mouvement. Le deuil de son mari agit comme un déclencheur, non pas d’une transformation spectaculaire, mais d’un renouveau discret et intime.
Note d’intention
Depuis longtemps, j’ai envie d’écrire une comédie musicale algérienne, ancrée dans un univers populaire, intime et quotidien. Dans ce film, la musique surgit lorsque le réel ne suffit plus, lorsque la parole, les gestes et les silences n’arrivent plus à contenir ce que traverse le personnage.
Le deuil constitue le point de départ de ce mouvement. Dans le film, la disparition du mari agit surtout comme un déclencheur à partir duquel quelque chose peut se remettre en mouvement chez Zineb. Ce qui m’intéresse n’est pas une renaissance spectaculaire, mais un regain de vie discret, presque secret : une nouvelle manière d’habiter son image et sa présence au monde.
Le film est aussi né d’un manque de représentation. Les femmes âgées sont encore trop souvent filmées à travers les fonctions qu’elles occupent pour les autres : mère, grand-mère, veuve, figure de sagesse ou de sacrifice.
Je veux au contraire filmer une femme âgée comme un sujet plein, traversé par le doute, l’humour, le trouble, la coquetterie et le rapport à sa propre image. Il ne s’agit pas d’opposer une femme “traditionnelle” à une femme “libérée”, mais de montrer que plusieurs dimensions cohabitent en elle : l’ancrage dans une culture, une génération, des rites, et une vie intérieure encore en mouvement, sensible, active.
Biographie
Inès Issiakhem est autrice-réalisatrice et cofondatrice de KULTURENTIK, un projet culturel consacré à la mise en valeur des récits, des images et des artistes algériens.
À travers KULTURENTIK, elle couvre plusieurs festivals en Algérie et organise des rencontres, des interviews, des expositions et des projections, avec le désir de contribuer à la mise en lumière du patrimoine artistique algérien.
Son univers de cinéma s’attache aux figures féminines, à la complexité émotionnelle, à la mémoire et aux héritages culturels. Elle s’intéresse aux gestes du quotidien, aux silences, aux tensions intimes et à ce que les espaces familiers révèlent des êtres.
À travers ses films, elle souhaite faire exister à l’écran des personnages, des récits et des territoires encore trop peu représentés. MAZALI s’inscrit dans cette démarche.
MAZALI by Inès Issiakhem
Synopsis
The story follows Zineb, an elderly widow living in the Casbah of Algiers. Behind her stable and reassuring public image, the film explores her inner world in flux. The loss of her husband acts as a catalyst, not for a dramatic transformation, but for a quiet and intimate renewal.
Director’s Statement
For a long time, I’ve wanted to write an Algerian musical, rooted in a popular, intimate, and everyday world. In this film, music emerges when reality is no longer enough, when words, gestures, and silences can no longer contain what the character is going through.
Grief is the starting point of this movement. In the film, the husband’s death acts primarily as a trigger, from which something can begin to move again within Zineb. What interests me is not a spectacular rebirth, but a discreet, almost secret, resurgence of life: a new way of inhabiting one’s image and presence in the world.
The film also arose from a lack of representation. Older women are still too often filmed through the roles they play for others: mother, grandmother, widow, figure of wisdom or sacrifice.
On the contrary, I want to film an older woman as a complex individual, experiencing doubt, humor, unease, coquetry, and a complex relationship with her own image. It’s not about contrasting a « traditional » woman with a « liberated » woman, but about showing that several dimensions coexist within her: her roots in a culture, a generation, rituals, and an inner life that is still vibrant, sensitive, and active.
Biography
Inès Issiakhem is a writer-director and co-founder of KULTURENTIK, a cultural project dedicated to showcasing Algerian stories, images, and artists.
Through KULTURENTIK, she covers several festivals in Algeria and organizes meetings, interviews, exhibitions, and screenings, with the aim of contributing to the recognition of Algerian artistic heritage.
Her cinematic world focuses on female figures, emotional complexity, memory, and cultural legacies. She is interested in everyday gestures, silences, intimate tensions, and what familiar spaces reveal about people.
Through her films, she seeks to bring to the screen characters, stories, and places that are still too rarely represented. MAZALI is part of this approach.






